Les élus se mobilisent pour CAF

Économie

Les élus se mobilisent pour CAF

Après l'annonce de l'éviction de CAF de l'appel d'offres pour la fourniture de 250 rames de RER destinées au réseau SNCF d'Ile-de-France, les élus bagnérais ont tenu à venir apporter leur soutien aux équipes de l'usine de Bagnères.

Ce contrat exceptionnel, d’un montant estimé entre 3 et 3,5 milliards d’euros, sera en effet attribué au consortium franco-canadien Alstom-Bombardier. Pour le groupe CAF, Alstom a bénéficié de la crise qui a récemment secoué son site historique de Belfort. L’État avait alors annoncé un plan de sauvetage prévoyant notamment la commande de 15 TGV par l’État et de 20 locomotives dépanneuses par la SNCF.

« Nous demandons l'équité dans l'attribution des contrats », souligne Vicente Alzugaray, le directeur du site bagnérais de CAF France. « Il y a de la place pour tout le monde. Nous entendons beaucoup parler du nombre important d'employés sur les sites d'Alstom mais c'est le poids de l'entreprise sur le territoire qui compte », rappelle-t-il. Et Jean-Bernard Sempastous, le maire de Bagnères-de-Bigorre, de poursuivre :  « CAF, c'est 20 % des emplois industriels de la Haute-Bigorre, une activité plus que centenaire et plusieurs générations de salariés ».

La savoir-faire de CAF n'est pourtant plus à démontrer. L'entreprise, héritière des usines Soulé, a entre-autres remporté les marchés de constructions des tramways de Nantes, de Besançon. Elle travaille actuellement à la rénovation des rames de métro de Lyon et à la construction du tramway de Saint-Etienne. Une activité qui ne correspond qu'à un cinquième des capacités de production du site.
Le contrat avec la SNCF aurait été synonyme de retour au plein emploi mais des appels d'offres sont encore en cours. Le site CAF de Bagnères espère décrocher les marchés de construction de rames pour le tramway de Paris, de locomotives de travaux puis de rames de métro, toujours pour Paris. « Des contrats qui nous permettraient d'augmenter de 50 % notre production, d'embaucher 20 à 30 personnes et d'assurer de l'activité pour les 4 ou 5 prochaines années » conclut Vicente Alzugaray.

Les élus locaux se mobilisent à l'image de Jean-Bernard Sempastous qui a adressé un courrier à Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France pour l'informer de l'avenir préoccupant du site bigourdan. La région est en effet engagée en faveur du développement des transports en commun et souhaite pour cela améliorer le parc roulant, notamment les tramways.
Michel Pélieu, président du Conseil départemental, est pour sa part intervenu auprès du premier ministre, pour lui manifester le mécontentement des élus hauts-pyrénéens au sujet des conditions qui ont entouré l'appel d'offre « contrat RER » et rappeler que seules les conditions techniques et financières devront être prises en compte dans les prochains appels d'offres.

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